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Les canicules marines : ça chauffe en mer !

Tout comme les vagues de chaleur dans l'atmosphère qui génèrent des canicules dans nos villes, l'océan aussi connaît des phases où la température de ses eaux atteint des niveaux anormalement élevés. Ce sont les canicules marines, des phénomènes naturels dont les fréquences ont dangereusement augmenté ces derniers temps.
Les canicules marines : ça chauffe en mer !

On connaît les canicules, ses fortes montées de température qui chauffent tellement l'air ambiant qu'on voudrait vivre dans une piscine. Les canicules marines sont pareilles, à ceci près qu'on les devine plus qu'on ne les détecte. En effet, ce n'est qu'en constatant ses conséquences que l'on sait qu'une canicule a sévi récemment dans une zone.

Quand parle-t-on de canicule marine ?

Une canicule marine se caractérise non seulement par une température de l'eau qui est vraiment trop élevée par rapport à la normale, mais aussi par la durée anormalement longue du phénomène. On considère ainsi qu'une température record recueillie dans une zone et restant à peu près au même niveau pendant au moins 5 jours est synonyme de canicule marine.

Le phénomène est somme toute normal, apparaissant et disparaissant au gré des aléas climatiques. Néanmoins, il semble que sa fréquence ait augmenté au fil des ans.

Un phénomène de plus en plus fréquent

Au cours du demi-siècle dernier, les épisodes de canicule marine se sont multipliés de manière inquiétante. Et non seulement elles se multiplient, mais en plus elles gagnent en puissance alors que leurs durées sont de plus en plus longues. C'est bien simple, aujourd'hui, la durée d'une canicule marine est 54% plus élevée que celles enregistrées en 1950. La raison de cette dégradation n'est pas à chercher loin : l'activité humaine !

En effet, l'anthropocène, en d'autres termes, l'ère de l'Homme, bouleverse tellement la biosphère qu'il a déréglé le climat et provoqué un réchauffement climatique global. Résultat, les canicules se multiplient et gagnent en force, aussi bien sur la terre ferme que dans nos mers et nos océans.

Les impacts de la canicule marine sur l'écosystème océanique

Les canicules marines sont largement moins connues du public que les canicules terrestres, mais tout comme leurs pendants atmosphériques, elles apportent leur lot de conséquences désastreuses. Certains scientifiques n'hésitent pas à les comparer à la bombe atomique et ont sorti une métaphore qui fait froid dans le dos : les vagues de chaleur qui touchent et réchauffent actuellement les océans correspondraient à... 6 bombes d'Hiroshima !

La première victime des canicules marines est le corail, un organisme très sensible aux variations de température. Stressé, il expulse alors ses zooxanthelles, une algue sans laquelle il ne peut pas survire, et meurt. Les canicules marines tuent également des espèces entières sur une large zone : poissons, éponges, mollusques, oiseaux marins, mais aussi plantes marines, peu y survivent et ceux qui peuvent fuir migrent vers des eaux plus froides. Les prairies marines, lieux habituellement foisonnant de vie sous-marine, offrent alors un spectacle désolé, pareil à une forêt décimée. Enfin, on soupçonne également les vagues de chaleur sous-marines d'être à l'origine des épisodes d'échouages massifs de mammifères marins qui se répètent trop souvent ces dernières années.

Mais les canicules marines font aussi l'affaire de certaines espèces plus opportunistes qui en profitent pour conquérir de nouveaux territoires. C'est le cas des méduses qui adorent les eaux chaudes et y prolifèrent volontiers. Les épisodes de canicules arrangent aussi les algues toxiques, comme la Karenia brevis, qui se multiplient alors dans l'eau jusqu'à provoquer des marées rouges ou vertes sur les littoraux. En plus de pulluler au point de tout recouvrir, elles asphyxient et empoisonnent l'eau, ce qui tue la faune et la flore sur une large zone.

Par Andriatiana RakotomangaPublié le 26/06/2019
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