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Le béluga, un cétacé bien sympa

Il existe de nombreuses espèces de mammifères marins dans les océans, mais de tous, le béluga a sûrement la tête la plus sympathique. Son éternel sourire, qu'il affiche partout où il passe, n'y est sans doute pas pour rien !

Le béluga, un cétacé bien sympa
Photo: Eric Kilby

Le béluga est un cétacé faisant partie de la famille des Monodontidae et de l'ordre des Delphinapterus, ordre dont il est le seul représentant. En russe, son nom signifie « blanc ». D'ailleurs, ce mammifère est aussi appelé "baleine blanche", "marsouin blanc", mais aussi "canari des mers" à cause, cette fois-ci, des cris qu'il pousse.

Une baleine pas comme les autres

Le béluga présente plusieurs caractéristiques qui le distinguent des autres cétacés. Sa première particularité est sa couleur entièrement blanche, sauf les petits qui sont bruns et gris. Vient ensuite son long cou très souple lui permettant d'effectuer différents mouvements, comme relever la tête par exemple. Son aileron dorsal a disparu et seule une crête dorsale apparaît désormais à sa place. Cela lui permet de se faufiler sans difficulté dans des eaux pleines de glaces.

Un béluga peut vivre jusqu'à 50 ans. Les mâles sont plus grands et pèsent plus lourd que les femelles : 5,5 mètres et 1,5 tonne contre 4,1 mètres et 1 tonne. Le bec du béluga est très court, mais sa bouche est large. Cela lui donne ce grand sourire qu'on lui connaît. Il est également capable d'émettre un large éventail de sons, aussi bien des couinements que des claquements et des sifflements.

Mais la principale caractéristique du béluga, c'est son front bombé, en forme de melon. Ce dernier est un élément important du sonar de l'animal, le plus sophistiqué de tout le règne animal. Très performant, il lui permet de chasser efficacement, mais surtout de naviguer entre les glaces de l'Arctique.

Un animal social et débrouillard

Le béluga vit en groupe de 10 à 200 individus dans les eaux glacées peu profondes et les estuaires de l'Arctique. Pour respirer dans des eaux souvent recouvertes de glace, voire sous la banquise, le béluga n'hésite pas à la briser à des endroits où elle est fine.

Cet environnement chargé de glaces protège également ce mammifère, qui nage lentement, des redoutables orques. Pour sa part, il chasse crevettes, crabes et autres calamars sur les fonds marins, même s'il n'est pas contre un saumon ou une morue de temps en temps.

En automne, les bélugas migrent généralement vers le sud et attendent la rupture des glaces au printemps pour revenir.

Beluga

Un avenir remis en question

Auparavant, le béluga était victime d'une surexploitation, mais est actuellement protégé dans plusieurs pays. Toutefois, dans certaines régions de l'Arctique (Groenland, Alaska, etc.), il est encore autorisé de chasser ce cétacé lors des chasses de "subsistance".

Les activités humaines et leurs conséquences bouleversent également ses conditions de vie, notamment la fonte des glaces qui réduit son territoire et le laisse à la merci de ses prédateurs. La pollution les touche aussi particulièrement (polychlorobiphényles - PCB -, polluants organiques persistants – POP -, etc.) et les fait mourir de cancers.

Or, la reproduction du béluga se fait très lentement : la femelle n'atteint la maturité sexuelle qu'à l'âge de 4 à 7 ans. Elle ne donne ensuite naissance qu'à un seul petit qu'elle élève pendant 2 ans après une gestation de 14 mois. En conséquence, la survie de cette espèce, qui est aujourd'hui menacée, est de nouveau remise en question après les chasses intensives du 18ème et 19ème siècle.

Photo : Linda Balon

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