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La mer Morte va-t-elle disparaître ?

Unique en son genre, la mer Morte est un site exceptionnel attirant de nombreux touristes. Mais cette mer est aujourd'hui menacée et risque de disparaître pour de bon.

La mer Morte va-t-elle disparaître ?
Photo: SarahTz

Peu le savent, mais la mer Morte est en réalité un lac d'eau salée. Située au Proche-Orient, elle se trouve à la frontière entre Israël, la Jordanie et la Cisjordanie. Avec ses 810 km², elle est connue comme étant la mer la plus salée et le point émergé le plus bas du monde (422 m en dessous de la mer). Un site unique, mais aujourd'hui menacé.

Une mer pas comme les autres

La mer Morte est entourée de montagnes et est alimentée par le fleuve Jourdain. Cependant, le soleil évapore l'eau du lac plus vite que le fleuve ne l'alimente et cela a pour effet d'en augmenter la concentration en sel. La mer Morte renferme ainsi 275 grammes de sel par litre d'eau, contre 35 à 50 grammes dans les autres mers et océans. A une telle concentration, aucun être vivant ne peut survivre dans ce lac, d'où son appellation de « mer Morte ».

Autre conséquence de cette extraordinaire salinité : l'eau y est très dense et le corps humain y flotte sans effort. Ses eaux sont également riches en sels minéraux et attirent par leurs bienfaits.

Fait étonnant, la mer Morte est largement moins profonde au sud (environ 4 mètres de profondeur) qu'au nord (jusqu'à 400 mètres).

Les dangers qui pèsent sur la mer Morte

La mer Morte perd un mètre de hauteur d'eau et 4 km² environ tous les ans. En 46 ans (de 1932 à 1978), elle a régressé de 10 km³ d'eau et de 365 km² de surface. Ce phénomène est naturel, puisque la chaleur torride évapore plus rapidement l'eau qu'elle n'est apportée par le Jourdain, et existe depuis des milliers d'années. D'ailleurs, il y a 120.000 ans, la mer Morte s'était déjà complètement asséchée.

La différence aujourd'hui est que le rythme de retrait ne cesse de croître. Cela s'explique par différentes activités humaines locales : le détournement du Jourdain pour ravitailler de plus en plus de cultures sous serre avides en eau, l'industrie saline qui rajoute à l'évaporation naturelle (estimée à plusieurs centaines de millions de mètres cubes d'eau par an), mais également la consommation en eau potable, matérialisée par un barrage au lac Tibériade, la source du Jourdain.

L'assèchement du lac est si prononcé qu'il est maintenant divisé en deux bassins : le bassin nord et le bassin sud, avec une bande de terre craquelée les séparant.

Quelles solutions sont envisageables ?

Pour prévenir la disparition de la mer Morte, il est hors de question de rouvrir les robinets du Jourdain pour qu'il coule comme avant. Cela priverait toute une région d'eau dans une zone où elle manque affreusement. Comment faire alors ?

Deux grands projets ont été envisagés. Le premier est de faire couler de l'eau de la mer Méditerranée dans le lac d'eau salée. Le second est de relier la mer Morte à la mer Rouge, 180 km plus loin, et d'en "transvaser" l'eau. Plus facile à dire qu'à faire néanmoins.

Ces solutions permettraient non seulement de restaurer le lac, mais aussi de sauver plusieurs secteurs économiques de la région (tourisme, santé, etc.). Cependant, injecter une eau provenant d'un écosystème salin dans un autre n'est pas sans soulever de profondes questions écologiques. Sans parler des coûts estimés de 400 millions à 4 milliards de dollars. La mer Morte pourra-t-elle être sauvée ? L'avenir nous le dira.

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