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La mer à boire : comment pratique-t-on le dessalement ?

Pratique connue depuis le 3ème siècle, peut-être même bien avant, le dessalement de l'eau de mer en vue de sa consommation est aujourd'hui un moyen efficace pour avoir de l'eau potable là où aucune source claire n'existe. Le point sur une technique qui a permis bien des conquêtes en milieu hostile.
La mer à boire : comment pratique-t-on le dessalement ?

La moitié de la capacité de dessalement mondiale est concentrée en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. L'eau consommée en Israël et au Qatar, par exemple, provient essentiellement du dessalement d'eau de mer. Mais il ne faut pas imaginer que les usines de dessalement sont l'apanage des pays arides : les 9 400 habitants de l'île française de Saint-Barthélemy ainsi que leurs 75 000 homologues de l'île de Saint Martin, sont entièrement dépendants de leurs usines de traitement !

Pour rendre l'eau de mer potable, différentes méthodes existent, mais seules deux ont vraiment été exploitées à grande échelle. Il s'agit de la distillation et de l'osmose inverse.

La distillation de l'eau de mer

Dans les grandes lignes, la méthode par distillation est exactement ce à quoi on peut s'attendre : on chauffe l'eau de mer pour faire s'évaporer l'eau que l'on récupère ensuite débarrassée de son sel.

Dans la pratique en revanche, ça va un peu plus loin qu'une marmite d'eau salée mise à bouillir sur le feu. D'une manière générale, on chauffe l'eau salée à 120°C tout en la mettant sous pression. On la fait ensuite passer par plusieurs cuves à la pression de plus en plus faible. Chaque changement brusque de pression vaporise l'eau, une vapeur qui est ensuite récupérée dans des tubes condenseurs.

L'ennui, c'est que ce procédé est très coûteux en énergie et nécessite carrément l'emploi d'une centrale thermique pour être intéressant. C'est d'ailleurs pourquoi on trouve surtout ce type d'installation dans les pays riches en gaz naturel ou en pétrole.

Pour faire s'évaporer de l'eau de mer, on peut également utiliser le soleil et ses rayons via un four solaire de distillation. Cette méthode gaspille moins d'énergie que la première, mais a contrario, ne peut subvenir qu'aux besoins d'une poignée de personnes. Il fallait donc absolument une solution plus viable et il a fallu attendre l'invention de l'osmose inverse pour que l'industrie du dessalement gagne un second souffle.

L'osmose inverse : traitement et filtration

Avec l'osmose inverse, plus la peine d'allumer la marmite, tout se fait désormais à température ambiante. Afin d'obtenir de l'eau douce à partir de l'eau de mer avec cette méthode, on tire parti de la pression osmotique, de la pression hydrostatique (pression provoquée par l'eau) et de plusieurs membranes super fines qui ne laissent filtrer que les molécules d'eau.

Pour commencer, l'eau de mer est traitée chimiquement (avec notamment une désinfection) avant d'être "forcée" au travers de plusieurs tubes contenant une succession de membranes aux pores de plus en plus fins. Pour ce faire, l'eau salée est soumise à une pression élevée, dans les 70 bars.

En procédant ainsi, on utilise jusqu'à 6 fois moins d'énergie électrique que dans une installation utilisant la distillation, une économie non négligeable, ce qui rend la technologie accessible même aux particuliers qui l'utilisent surtout pour réduire la dureté de l'eau du robinet.

Par Andriatiana RakotomangaPublié le 20/12/2018
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