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La méduse-boîte, mortelle pour l'homme

N'en déplaise aux vacanciers, touristes et autres utilisateurs ludiques de la mer, les méduses sont partout. La plupart de ces mauvaises surprises sont relativement inoffensives, mais se frotter à certaines d'entre elles va occasionner bien plus qu'une désagréable sensation de brûlure sur la peau. C'est le cas de la méduse-boîte qui est, elle, carrément mortelle pour l'Homme.
La méduse-boîte, mortelle pour l'homme
Photo: Digi_shot

La méduse-boîte a hérité son nom de son apparence : presque totalement transparente, elle est surtout carrée, ce qui la place loin de la bestiole ronde qui nous vient en tête dès que l'on parle de méduses. Elle est ainsi également connue sous le nom de cuboméduse ou encore de cubozoaire, un nom qui désigne plus la classe dans laquelle elle se trouve (Cubozoa).

La méduse-boîte en détail

La classe des cubozoaires compte une quarantaine d'espèces de méduses qui reprennent toutes les mêmes caractéristiques à savoir transparence, forme cubique de l'ombrelle, des tentacules disposés tout autour de cette ombrelle, et surtout des yeux disposés en grappe (elle en a 12 paires divisées en 4 grappes) là où les méduses "normales" n'en ont pas (elles ont juste des pigments oculaires).

La taille ainsi que la longueur d'une méduse-boîte varient énormément d'une espèce à une autre. Certaines sont minuscules (1,2 cm, voire de l'ordre du millimètre) tandis que d'autres ont une cloche qui peut atteindre plusieurs dizaines de centimètres de haut. Quant aux tentacules, ils peuvent aller jusqu'à 4 mètres de long.

Les cubozoaires sont en général des prédateurs, ce qui les différencie encore une fois des simples méduses. Leur système nerveux, plus développé, leur permet de nager au lieu de simplement flotter entre deux eaux, et ils peuvent ainsi chasser crevettes, crustacés et petits poissons sans problème.

On trouve des méduses-boîtes dans les eaux tropicales et subtropicales, surtout en Australie, au Japon et en Nouvelle-Zélande. Mais on en rencontre également en Californie, en Afrique du Sud et même en Méditerranée.

Un animal très venimeux

La méduse-boîte est très souvent qualifiée d'animal le plus venimeux du monde. En réalité, tous les cubozoaires ne sont pas dangereux pour l'Homme et il existe des espèces, comme la Chiropsella bart, dont la piqûre ne provoque pas plus qu'une déplaisante douleur assortie d'irritations.

Se frotter à la Chironex fleckeri, par contre, est une tout autre affaire. Celle-ci a largement mérité son statut de méduse la plus venimeuse au monde, une espèce dont les différents sobriquets donnent immédiatement une idée de sa dangerosité : la guêpe de mer, le piqueur marin ou, plus éloquent encore, la main de la mort.

Dans l'absolu également, le terme "méduse-boîte" désigne en fait cette espèce précise à la cloche cubique et aux 60 fins tentacules venimeux qui l'entourent. Longs de 3 à 4 mètres, ces derniers sont équipés de cellules venimeuses (nématocystes) délivrant un puissant venin provoquant une douleur atroce, assez pour faire s'évanouir les plus sensibles. Ce venin est également cardiotoxique, s'attaquant directement au cœur et provoquant la mort d'un adulte en une vingtaine de minutes par arrêt cardiaque. Pour ce faire, quelques microgrammes suffisent...

Les espèces les plus dangereuses

À part la Chironex fleckeri, deux autres espèces de méduse-boîte sont un danger pour les nageurs : la Carukia barnesi et la Malo kingi. Elles sont d'autant plus dangereuses que, non contentes d'être transparentes, ces cuboméduses sont également minuscules (5 millimètres à 3 cm maximum) ce qui les rend indistinguables dans l'eau. Pour ne rien arranger, leurs tentacules, fins même pour l'espèce, peuvent atteindre 1 mètre de long.

Extrêmement venimeuses, la Carukia barnesi et la Malo kingi sont également appelées méduses d'Irukandji, d'après le syndrome du même nom qu'entraîne leur piqûre. Ce syndrome se manifeste, entre autres, par des crampes, des douleurs abdominales, des vomissements et une tachycardie avec, en bout de course, la mort par arrêt cardiaque si la victime n'est pas assez solide pour encaisser le choc et n'est pas rapidement prise en charge.

Heureusement, même si aucun anti-venin n'existe encore, un traitement à base d'antidouleur soulage énormément le corps, le temps que le venin soit éliminé.

Par Andriatiana RakotomangaPublié le 09/01/2018
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