Vous utilisez un bloqueur de publicités et nous pouvons le comprendre.
Mais notre site est entièrement gratuit grâce à la publicité, non intrusive.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

> Cliquez sur l'icône rouge située en haut à droite de votre navigateur
> Choisissez l'option : "Désactiver pour ce site" ou cliquez sur le bouton bleu, puis sur "Actualiser"
> Si besoin, rechargez la page en appuyant sur la touche F5 de votre clavier

L'inquiétante multiplication des zones mortes

Une partie de plus en plus importante des océans commencent à s'asphyxier et à mourir. Ce sont les fameuses zones mortes.
L'inquiétante multiplication des zones mortes
Photo: NOAA

Les zones mortes occupent une surface totale de 245.000 km² environ dans différents mers et océans (principalement dans le pacifique sud, la mer Baltique, le golfe de Mexico et du Bengale). Cette situation, somme toute naturelle, existe depuis des millénaires, mais s'accélère depuis les années 60. En effet, avant cette décennie, il existait 150 zones mortes d'après une étude de l'ONU en 2003. Cinq ans plus tard, l'Institut de sciences marines de Virginie en recensa plus de 400...

Qu'est-ce qu'une zone morte ?

Une zone morte est une zone d'eau hypoxique, c'est-à-dire une zone où la quantité d'oxygène est très basse, inférieure à 2 mg par litre. Pratiquement aucune faune marine n'arrive à survivre dans de telles conditions et seuls les organismes n'ayant pas besoin d'oxygène sont présents. On parle alors de "zone morte".

De telles zones peuvent se former dans n'importe quelle étendue d'eau, que ce soit une mer, un océan, ou même un lac. Cependant, il convient ici de distinguer les parties naturellement hypoxiques de certains fonds marins, qui le sont à cause de la configuration environnementale des lieux, des zones mortes dues aux activités humaines.

Pourquoi les zones mortes se multiplient-elles ?

Les zones mortes sont causées de manière naturelle par une configuration particulière de courants sous-marins et de conditions météorologiques. Cependant, la multiplication anormale du phénomène est due à la pollution et plus précisément aux rejets azotés, nitratés et phosphorés issus de l'agriculture (engrais) et de l'élevage intensif (déjections). Emportés par les eaux de ruissellement jusqu'à la mer, ces rejets sont autant de nutriments inespérés pour les algues qui prolifèrent alors dans les eaux. Or, une telle prolifération augmente la demande en oxygène du milieu.

En cachant le soleil, elles vont également empêcher la photosynthèse du zooplancton, principal fournisseur d'oxygène dissous. Pire, en se décomposant, ces algues vont faire proliférer à leur tour des bactéries consommatrices d'oxygène.

En complément, le réchauffement climatique empêche l'eau de surface d'avoir de l'oxygène. En effet, en chauffant, l'eau change de densité ce qui limite les échanges verticaux entre les strates. En même temps, l'oxygène se dissout plus difficilement dans une eau chaude que dans une eau froide. Le réchauffement climatique essaime ainsi des zones hypoxiques sur les océans les plus touchés. Enfin, comme avec les algues, la décomposition de la faune touchée conduit à une propagation importante de bactéries qui absorberont l'oxygène restant.

Quelles sont les conséquences de leur prolifération ?

Plus les zones mortes se développent, plus les espèces marines sont menacées. L'hypoxie dans les océans fait fuir de nombreux poissons qui ont besoin de dioxygène pour survivre. Les animaux peu mobiles comme les crustacés (homards, langoustes ou crevettes) ainsi que les organismes fixés comme les moules, les huîtres ou encore les coraux, eux, n'y survivent pas.

Le phénomène réduit également les zones de reproduction des poissons ainsi que leurs pouponnières. Un coup dur pour la biodiversité, mais aussi pour la pêche puisque le nombre de poissons diminuera drastiquement dans les zones touchées.

Ainsi, les zones mortes ont des impacts défavorables sur l'économie et l'industrie de la pêche, sur l'alimentation, sans parler du tourisme. Malheureusement, les scientifiques ne peuvent aujourd'hui qu'émettre des hypothèses quant aux meilleures actions à entreprendre pour endiguer le phénomène. Espérons qu'une solution sera trouvée dans un avenir proche.

Par Andriatiana RakotomangaPublié le 26/01/2017
Pour recevoir la newsletter

A lire ailleurs

Vos commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire !

Il vous reste caractères.