Fumer tue... et pollue !
On savait la cigarette nocive pour les fumeurs (et les autres), mais on oublie combien la pratique du tabac peut être néfaste pour l’environnement. L’été, ce sont nos plages qui semblent les plus menacées...
C’est indiqué sur les paquets de cigarettes, fumer peut provoquer des maladies graves. Mais cette pratique reste un choix délibéré de tous ceux qui ne peuvent résister à la tentation d’une bouffée. En revanche, on ne peut pas en dire autant de ceux qui subissent les cigarettes de leur entourage : c’est ce qu’on appelle le tabagisme passif. Une notion maintes fois évoquée lors de la mise en place de la loi qui interdit désormais la cigarette dans les lieux publics comme les bars et les restaurants.
Un air impur
Mais que penser de la cigarette en plein air, comme sur la plage ? Car, contrairement à ce que pensent de nombreux fumeurs, le "grand air" ne les empêche pas de polluer les poumons, ou en tout cas les narines de leurs voisins de serviette. Une petite brise de mer qui caresse le littoral au moment du rejet de la fumée, et celle-ci parvient facilement jusqu’aux estivants installés plusieurs mètres en arrière. Fumeurs, pensez-y : la plage accueille d’autres amoureux du bord de mer. Il y a du monde autour de vous, notamment des enfants, qui n’ont ni envie ni besoin de respirer votre fumée. Au moment de sortir votre paquet, évaluez la direction du vent, ou allez vous baigner ! Un bon bain dans les vagues aura le même effet apaisant.
Ne pas confondre sable et cendrier
Autre conséquence néfaste pour la nature : les mégots laissés par les fumeurs irresponsables. On ne le répétera jamais assez : la plage n’est pas une poubelle, ni un cendrier ! Il est particulièrement désagréable pour un vacancier de devoir faire le ménage avant de pouvoir installer sa serviette, au milieu des innombrables bouts de cigarettes abandonnés. Et que penser du jeune enfant, arpentant la plage à quatre pattes, à la recherche d’un joli galet tout rond, et ne trouvant qu’une vieille clope qu’il aura la tentation de porter à sa bouche ?
Enfin, les cigarettes détériorent la nature : un mégot met entre 5 à 10 ans pour se dégrader. C’est le temps nécessaire pour défigurer un joli paysage de dunes bucoliques. De plus, les mouettes et autres animaux de la mer les avalent, alors qu’ils contiennent du cadmium et de l’arsenic : autant dire, du poison à l’état pur. A terme, les clopes abandonnées peuvent entraîner la mort de la faune marine.
Doit-on pour autant appliquer le décret d’interdiction de fumer aux espaces naturels comme la plage ? La loi interdit de fumer dans des endroits publics, fermés et couverts. La plage ne rentre donc pas dans le champ d’interdiction, et il y a lieu de penser qu’un élargissement de celui-ci commencerait sérieusement à peser sur la liberté individuelle. Il faut donc compter sur la civilité des fumeurs pour éviter de polluer les poumons des vacanciers et respecter davantage la nature. Les solutions existent : vérifier la présence de poubelles, venir avec son cendrier de poche ou mieux : s’abstenir !
Christian (le 30/11/2011)
Si on ne peut empêcher les fumeurs de se "suicider", au moins pourrons-nous espérer avoir des plages propres et sans mÉgots. les plages ne sont pas des poubelles, et adultes comme enfants n'ont pas à subir les milliers de mégots toxiques et provocateurs ! de même la faune, dont les poissons, doit être respectée. ne pas respecter les autres et la nature autour, c'est ne pas se respecter soi-même.