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Facekini, la solution chinoise pour ne pas bronzer

Si en Europe, l'été est synonyme de bronzette et de teint halé au retour des vacances, les canons de beauté ne sont pas les mêmes en Asie ou le must, c'est d'avoir la peau blanche. Alors que les baigneurs faisant trempette tout habillés sont nombreux dans cette partie du monde, les Chinois innovent avec une tenue pour le moins étonnante.
Facekini, la solution chinoise pour ne pas bronzer
Photo: Xinhua/Xu Suhui

Le Facekini (ou nílóng fángshài tóutào) est la dernière tendance à la mode sur les plages chinoises. Pour protéger leur peau et éviter de bronzer, les vacanciers chinois s'accoutrent en effet de cette cagoule recouvrant l'essentiel de leur tête. Dans un pays où l'un des critères de beauté reste la blancheur, on ne s'étonnera donc pas de voir les baigneurs porter ces masques anti-soleil mais aussi anti-méduses !

Le Facekini, l'accessoire n°1 pour éviter le bronzage

De prime abord, la vision de ces innombrables têtes cagoulées arpentant les plages chinoises a quelque chose de déroutant. Puis on comprend rapidement que le but de ce couvre-chef est d'offrir une protection totale contre les UV, car en Chine (et dans de nombreux pays d'Asie), être bronzé signifie être pauvre. C'était aussi le cas en Europe il y a quelques siècles : le bronzage était la marque des travailleurs des champs.

Ce Facekini recouvre donc l'ensemble de la tête du porteur, mais dispose tout de même d'orifices pour les yeux, le nez et la bouche. Il est souvent coloré, car la plage reste un lieu de plaisir et de fun, et conçu en acrylique ou en coton fin, comme les maillots de bain.

Depuis 2015, cet accessoire connaît un essor incroyable sur les plages de l'empire du milieu, et il semble qu'il ait été inventé par une femme de 58 ans qui souhaitait se protéger du soleil mais également des piqûres de méduses très fréquentes dans certaines mers de Chine.

On le retrouve désormais sur la plupart des plages du pays et autant les hommes que les femmes le portent sans se soucier de la curiosité que cela suscite chez les étrangers.

Un accessoire insolite aux objectifs multiples

Quand on interroge les amateurs de Facekini concernant le port de cet accessoire, jugé insolite par une bonne partie des médias de la planète, ils évoquent plusieurs raisons pour le justifier.

Les piqûres de méduse sont souvent citées comme la raison première, notamment sur les très fréquentées plages de Qingdao, aux abords desquelles ces cnidaires sont nombreux.

Vient ensuite la volonté de lutter contre le vieillissement accéléré de la peau et contre les cancers, redoutés par la nouvelle classe bourgeoise chinoise qui découvre les joies de la plage depuis peu et avec elles, les risques du soleil.

Mais sous son aspect salutaire, le Facekini cache une autre réalité : la volonté de ne pas avoir la peau trop brune, pour ne pas être associé à un membre de la classe paysanne. Les nouveaux riches Chinois sont très impliqués à garder leur pâleur, et cet accoutrement complet leur assure de conserver une peau pâle.

Entre tendance mode et polémique, le Facekini fait parler de lui

De simple protection anti-UV à cagoule anti-bronzage, le Facekini commence à faire ses classes dans le monde de la mode.

L'accessoire est désormais disponible en de multiples coloris aux motifs variés, et chacun pourra se procurer le ou les modèles de son choix facilement, pour un tarif compris entre 5 et 20 euros. Vous êtes plutôt classique uni ? Léopard ? Motif chinois traditionnel ? Facekini reproduisant une tête de chat ? Il y en a pour tous les goûts.

La mode est telle que des mannequins font la publicité des modèles les plus élaborés, qui de simples accessoires de plage deviennent dorénavant des objets fashion. Pour une future conquête du monde ? Pas sûr, car certaines voix s'élèvent déjà pour critiquer une forme de retour en arrière, alors que des femmes ont lutté pour pouvoir porter ce qu'elles désiraient sur les plages et dévoiler librement leur corps.

Mais tant que la blancheur sera synonyme de richesse en Chine, les adeptes du Facekini ne devraient pas, de toute façon, faire tomber le masque de sitôt !

Par Mickael Publié le 02/09/2019
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