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Energy Observer, le bateau propre

Le réchauffement climatique a donné une grande importance aux impératifs écologiques. Faire avancer un véhicule grâce aux énergies renouvelables est une gageure. En engageant un tour du monde destiné à valider certaines options technologiques, le catamaran Energy Observer va montrer que les technologies existent.

Energy Observer, le bateau propre
Photo: Romain Frogé / Energy Observer

La hausse attendue des prix du pétrole et la prise de conscience des impératifs écologiques a incité les constructeurs à se diriger vers les énergies alternatives. Après la célèbre course de voitures solaires ayant lieu chaque année depuis 1987 dans le désert australien, après le tour du monde de Bertrand Piccard dans son avion solaire "Solar Impulse" en 2015 et 2016, voici à présent Energy Observer, le bateau propre.

Les origines de l'Energy Observer

Ce bateau a déjà eu son heure de gloire dans les années 1990. Sorti en 1983 d'un chantier canadien, c'est un catamaran de course qui a remporté le trophée Jules Verne en 1994 sous le nom de Enza New Zealand, avec Peter Blake à la barre.

Energy Observer est l'œuvre du navigateur Frédéric Dahirel et du Malouin Victorien Erussard, un autre navigateur qui a un joli palmarès à son actif, que ce soit dans des courses locales ou des traversées comme la Route du Rhum. De multiples personnes et entreprises ont participé à la mise au point de ce projet. Après 5 millions d'euros d'investissements et 2 ans de transformations, avec ses 30,5 m de long et ses 12,8 m de large, il est prêt à se lancer à l'assaut des mers grâce aux énergies renouvelables, sans carburant ni émission de particule.

Le système de propulsion

Energy Observer n'est pas le premier bateau propre. Il a été précédé dès 2010 par PlanetSolar, un bateau à propulsion électrique fonctionnant sur capteurs solaires et batteries. La nouveauté réside dans son système de propulsion. Son moteur à hydrogène fait réagir une réserve d'hydrogène avec de l'oxygène pour produire de l'électricité et de l'eau. Et l'hydrogène alors, il ne vient pas tout seul dans les bonbonnes, direz-vous.

C'est là qu'est l'originalité de ce catamaran : il produit lui-même son carburant. Avec 130 m² de panneaux solaires, comme PlanetSolar, mais aussi des éoliennes verticales qui produisent de l'électricité, il désalinise l'eau de mer et assure son hydrogénation afin de remplir les bonbonnes d'hydrogène.

La performance du système de propulsion de l'Energy Observer ne réside pas seulement dans l'utilisation des énergies renouvelables, mais également dans son moteur électrique réversible. Quand les vents le permettent, le navire peut être tiré par un kite. Son mouvement dans l'eau entraîne alors son système de propulsion dans l'autre sens, ce qui lui permet de recharger ses batteries. Ce moteur a un rendement énergétique de 97%, ce qui est extraordinairement élevé si on se souvient que le rendement d'un moteur thermique est de l'ordre de 40%.

Un tour du monde pour 2018

L'Energy Observer a été construit à Saint-Malo et baptisé à Paris le 6 juillet 2017 en présence de Nicolas Hulot et Anne Hidalgo. Après son départ de Paris, il a entrepris un tour de France qui va le mener jusqu'à Monaco où il prendra ses quartiers d'hiver.

En 2018 commencera la vraie aventure autour du monde. Pour la postérité, Victorien Erussard réalisera des films en réalité virtuelle et prendra des photos à 360°. Lors de cette expédition de cinq ans, il visitera 50 pays et fera 101 escales lors desquelles il fera profiter le public des images tournées à bord dans un dôme géodésique installé pour l'occasion.

L'objectif de ce tour du monde est scientifique et de nombreux chercheurs se succéderont à bord. Le but affiché est de promouvoir la conjugaison de plusieurs types d'énergie et de développer cette idée, ailleurs que sur un bateau, et même à terre.

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