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Du sable dans la télé

Quand la plage passe à la télévision, elle vole la vedette aux acteurs les moins habillés...
Du sable dans la télé
Photo: la première équipe de la série télévisée

Après avoir été le modèle de nombreux peintres et photographes, la plage a acquis une certaine notoriété en matière d’esthétisme. La lumière présente sur les côtes y est sûrement pour beaucoup, et les reflets de la mer ou de l’océan achèvent de donner un cadre unique aux histoires tournées sur le sable. Mais le rôle sociologique ou dramatique de la plage participe grandement à son succès à la télévision : personnages en vacances, héros sauveteurs, naufragés de toutes sortes… Les histoires et anecdotes ne manquent pas et les créateurs de série l’ont bien compris. Enfin, la tenue vestimentaire étant réduite sur la plage, les acteurs et actrices se retrouvent vite dénudés, affichant ainsi une plastique séduisante pour la courbe de l’audimat.

Avant que les scénaristes ne s’intéressent aux estivants ou aux polars ensablés, la plage a surtout été le décor idéal pour les histoires de naufragés. En 1964, la série « Gilligan’s Island » connaît un vif succès aux États-unis. Également connue sous le nom de « L’Ile aux naufragés », cette comédie narre, en 98 épisodes, la vie mouvementée de sept hommes et femmes échoués sur une île après une terrible tempête. Mais le décor est moins exotique : tout en carton-pâte, il est filmé dans les studios hollywoodiens.

Il faut attendre 1974 pour voir des personnages fouler du vrai sable : cette année là, Claude Desailly et Walter Ulbrich adaptent un roman de Jules Verne en une mini-série de 6 épisodes. Dans « Deux ans de vacances », huit jeunes garçons âgés de 12 à 17 ans s’embarquent à bord d’une goélette qui fait naufrage. Les enfants se retrouvent sur une île déserte et doivent organiser leur survie. Produite par la France, l’Allemagne et la Roumanie, cette série a été maintes fois rediffusée depuis.

La même année, une série canadienne du même genre apparaît sur le petit écran : « Les Robinson Suisses » (Swiss Family Robinson). Durant 26 épisodes, les cinq personnages apprennent eux aussi à vivre sur une île déserte après le naufrage de leur bateau. Cette histoire, tirée cette fois-ci d’un livre de Johann David Wyss, devient en 1981 un dessin animé japonais sous le titre « Flo et les Robinsons Suisses ».

Les îles font décidément rêver : en 1978, la série « L’île fantastique » (Fantasy Island) joue pleinement la carte du fantasme. Son personnage principal, interprété par Ricardo Montalban, accueille des invités prestigieux pour qu’ils y réalisent leurs rêves. Cet énigmatique milliardaire est épaulé par son fidèle Tatoo, l’acteur de petite taille Hervé Villechaize qui a d’ailleurs inspiré cette série par son rôle dans le film « L’homme au pistolet d’or ».

Bien que la plage apparaisse comme élément de décor récurrent dans plusieurs séries des années 80, de « Magnum » à « Miami Vice », il faut attendre la fin de cette décennie pour qu’on lui rende un véritable hommage vibrant. En 1989, un ancien sauveteur propose une idée de série à des producteurs, inspirée de sa propre expérience. Le trio va donner naissance à l’un des programmes les plus vendus dans le monde : « Alerte à Malibu » (Baywatch). Relatant les mésaventures des secouristes sur une plage de Californie, la série va connaître une dizaine de saisons et plusieurs dérivés (spin-off), consacrant son acteur-phare David Hasselhoff et en révélant de nombreux autres (Pamela Anderson, David Charvet…).
En 2000, le comédien Timothy Stack s’inspire de ce succès pour sa parodie « Son of the beach », une sitcom loufoque où le sauveteur Notch Johnson doit faire face à toutes sortes de situations burlesques.

Le thème des naufragés inspire les scénaristes J.J. Abrams et Damon Lindelof qui décident en 2004 de dépoussiérer le concept avec une série aussi passionnante que déroutante : « Lost ». A la suite du crash de leur avion, des voyageurs bloqués sur une île déserte découvrent que plusieurs menaces planent sur eux. Notons que la plage où se tourne la fiction est en réalité située à Hawaï.
En 2006, la France décide également d’aller poser des caméras sur la plage, pour une série sentimentale où six jeunes découvrent la vie et ses turpitudes, pendant des vacances d’été initiatiques. Intitulée « Cœur Océan », cette série pour ados offre des dialogues aussi profonds que l’océan à marée basse.

La plage continue de faire des apparitions fugaces, dans des séries comme « Sous le soleil » ou « Summerland », quand elle n’est pas entièrement factice, comme dans le sitcom « Les garçons de la plage », tourné en studio. Nous ne détaillerons pas non plus les innombrables séries n’ayant un rapport avec la plage que grâce à leur titre : « Newport Beach », « Falcon Beach », « Laguna Beach »...

Par Guillaume DaveluyPublié le 10/06/2012
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