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Dorsal, l'application qui lance des alertes requins

Les attaques de requin sont une réalité et de nombreux procédés et outils ont été créés pour éviter les drames. Dorsal Watch Reports est l'un d'eux, sauf qu'il agit en amont, avec une dimension sociale.

Dorsal, l'application qui lance des alertes requins

Éditée par une entreprise australienne du nom de Fruitful Technologie, Dorsal Watch Reports est une application pour smartphone et tablette qui a l'ambition de remplir un vide informationnel dans la détection des requins. En effet, combien d'attaques de requins auraient pu être évitées si l'on avait su en amont qu'un squale était dans les parages ?

Un outil bien utile

Dorsal est né d'un drame, quand un plongeur australien décéda des suites de l'attaque d'un requin blanc. Plus tard, il s'avéra que le requin avait été aperçu la veille par des pêcheurs mais que l'information n'avait pas circulé.

Selon les chiffres de Global Shark Attack, les attaques de requins n'ont fait qu'augmenter, passant de 97 entre 2000 et 2010, à 127 en 2016 avec un pic à 139 en 2015. Connaître le pourquoi de ses attaques est un autre débat, mais il est clair qu'au vu la situation, un outil comme Dorsal serait d'une aide précieuse.

Le fonctionnement de l'application

N'importe qui ayant déjà utilisé Waze comprendra facilement le fonctionnement de Dorsal. Pour rappel, Waze est une application GPS qui vous informe en temps réel du trafic et qui vous donne aussi la localisation des accidents et des radars (mais chuuut...). Elle peut fournir autant d'informations grâce à une communauté qui les partage. C'est exactement la même chose pour Dorsal.

En gros, l'application est une interface montrant les informations partagées par les quelques 250.000 utilisateurs du service. Tout le monde, du surfeur au navigateur, en passant par le simple quidam qui se promène à la plage, peut enrichir la base de données de l'application de leurs observations, en y joignant la géolocalisation de l'endroit où ils ont vu le requin, photos et vidéos à l'appui si nécessaire.

Ce n'est pas tout, puisque l'application est aussi branchée sur les réseaux officiels d'annonces et utilise un algorithme pour scanner les médias et les réseaux sociaux afin de nourrir automatiquement sa base. Si un requin est repéré, elle enverra une alerte après que les informations soient passées par une modération pour éviter les canulars et autres fausses alarmes.

Un écosystème complet

Lancé en 2015, Dorsal Watch Reports est disponible sur Android et iOS, mais pas seulement. Les informations qu'elles agrègent sont également partagées sur Twitter et Facebook tout en étant accessibles via un client web.

En complément, Fruitful Technologie édite également Dorsal CMS et Dorsal GPS. La première est à l'intention des officiels (entités gouvernementales, sauveteurs, chercheurs, volontaires agréés, etc.) qui peuvent y soumettre des observations de requins, mais surtout y modérer les soumissions des utilisateurs lambdas. La seconde est un outil pour les marins et les pilotes (le gouvernement australien utilise des hélicoptères pour repérer les requins) qui peuvent, après enregistrement sur le site de Dorsal, y enregistrer des coordonnées et des détails plus fins sur les requins qu'ils rencontrent.

Fruitful Technologie continue même d'innover avec dans ses cartons, une API pour des intégrations web, des drones autonomes et des bracelets connectés.

Il n'y a qu'une seule ombre au tableau : les informations partagées par le service ne concernent pour le moment que l'Australie, les États-Unis et Hawaï. Mais vu le succès de l'application, il est très probable que d'autres lieux viennent rejoindre sa zone de surveillance dans un avenir proche.

>> A lire aussi : Homme vs requin : qui mange qui ?

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