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Découvrez les fabuleuses créatures des abysses

Les abysses des océans sont plus mystérieuses que l'espace profond et abritent une forme de vie spécialisée qui a su remarquablement bien s'adapter aux conditions difficiles des profondeurs. Petit survol de la faune abyssale, pour âmes curieuses et poétiques.

Techniquement, on parle d'abysse à partir de 200 mètres de profondeur. Elles représentent environ 70% de notre planète et pourtant elles n'ont été explorées qu'à 5% à ce jour. Une pression colossale, une oxygénation limitée et une absence totale de lumière ont achevé d'y engendrer un défilé d'animaux extravagants, dignes d'un film de science-fiction.

Les premières créatures abyssales

La faune abyssale comprend pratiquement toutes les espèces d'animaux marins, mais qui se sont évidemment adaptées à la vie abyssale. Entre 200m et 1 km de profondeur, on y croise des requins, des méduses, des calmars, mais aussi des poissons dragons, sorte d'anguille noire cauchemardesque aux dents effilées, et des Linophryne lucifer, tout en gueule et en dents, dotés d'une excroissance lumineuse au-dessus de sa lèvre supérieure.

Entre 1 et 4 km, vous serez ravi de faire la connaissance du grand gosier. Rarement un animal aura aussi bien porté son nom : pouvant atteindre 2 mètres de long, ce poisson sans écaille possède une énorme gueule qui lui permet d'engloutir des proies plus grosses que lui. Vous croiserez aussi le vampire des abysses, un calmar de 30 cm dont les huit tentacules sont reliés entre elles par des palmes. L'intérieur de ce « parapluie » est garni d'une multitude d'épines évoquant des dents, avec tout au fond, un bec dur et blanc pour dévorer ses proies.

Les créatures des abysses accueillent de temps en temps la visite d'animaux plus « normaux », comme le manchot qui peut plonger à 350 mètres, la tortue luth à 1 200 mètres, ou encore l'éléphant de mer, à 1 500 mètres et plus.

6000 mètres de profondeur et au delà...

poisson vipere
A partir de 4000 mètres règne le noir absolu, ponctué ici et là par la clarté bleuté d'un animal bioluminescent. On y trouve l'étrange poisson trépied, se déplaçant sur le fond des océans à l'aide de nageoires en échasses, ou encore le poisson vipère (photo ci-dessus), sorte de gros ver de 30 cm avec une tête de poisson à grands crocs. On y recense également des milliards de vers se nourrissant des carcasses de grands cétacés morts, des crevettes et des concombres de mer qui se sont adaptées aux immenses pressions de ces profondeurs.

Au-delà des 6000 mètres, bienvenue dans le vide abyssal. Bien que très mal connue encore, la faune de cette zone océanique est supposée être peu variée, évoluant dans une pression 600 fois plus élevée qu'en surface. On y croise surtout des grenadiers, ressemblant à des têtards géants (mais avec des dents, tout à des dents ici), et des donzelles, étranges mélange entre anguille et poisson plat.

La bioluminescence, une spécialisation

En l'absence de lumière, certaines créatures de l'abysse produisent elles-mêmes la leur, soit grâce à des cellules photocytes, soit grâce à une symbiose avec des bactéries, soit encore en faisant réagir de la lucéfirase avec de la luciferine.
La bioluminescence est présente chez 90% de la faune abyssale et est utilisée pour chasser (comme le porte-lanterne qui attire ses proies), pour se défendre (en aveuglant le prédateur), pour se camoufler ou même pour communiquer.

Par Andriatiana RakotomangaPublié le 26/05/2014
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