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Algues vertes : une bombe à retardement

Après plusieurs décès survenus sur des plages à cause d’algues toxiques, il est temps de faire le point sur ce véritable danger qui menace tout l’écosystème.
Algues vertes : une bombe à retardement
Photo: WR-Fife

Naturellement présentes sur de nombreuses plages françaises, et notamment en Bretagne, les algues vertes prolifèrent dès que la température s’élève. Pour se multiplier, elles puisent le nitrate rejeté dans la mer par les rivières à la suite de pollutions dues principalement aux engrais des cultures et aux élevages de porc.

Un cycle vicieux

Elles croissent ainsi, sous l’eau, à l’abri des regards. Mais il suffit d’un orage ou d’une marée pour échouer ces algues sur la plage : c’est là que les problèmes commencent. Ces laitues de mer s’amassent, dégageant une forte odeur. Une véritable marée verte. Le tas d’algues débute alors sa décomposition, laissant s’échapper de l’hydrogène sulfuré, en quantité parfois suffisante pour tuer un homme en quelques minutes.

En effet, selon un rapport de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), l’hydrogène sulfuré est toxique par inhalation. Celui-ci peut causer un oedème pulmonaire, une perte de conscience puis la mort. Le gaz doit atteindre une concentration de 1 000 ppm (parties par million) pour être mortel instantanément. A un moindre niveau, il provoque d’abord des malaises, des troubles respiratoires et cardiaques, une perte de connaissance, un coma convulsif.

Des victimes innocentes

Si on dénombre quelques décès chez des agriculteurs, au contact de leurs propres déchets, mais aussi chez des employés d’une usine de produits à base d’algues, il est avéré que des promeneurs ainsi que des animaux (chiens et chevaux) sont morts sur des plages infestées. Des employés d’entreprises de nettoyage ont également connu de sérieux problèmes de santé après avoir été en contact avec des tas d’algues qu’ils étaient venus ramasser.

La lutte est-elle engagée ?

Le gouvernement français a annoncé des mesures pour éviter les problèmes liés à ces algues vertes dont la toxicité ne fait plus aucun doute. Sont notamment prévus un nettoyage des plages les plus touchées et le ramassage des algues en pleine mer durant l’hiver. Une baisse des nitrates est également visée, grâce à de nouvelles mesures agricoles. Mais il faudra une véritable révolution des techniques de culture et d’élevage pour résoudre le fond du problème.

Par Guillaume DaveluyPublié le 15/06/2013
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